La photographe et cinéaste Sarah Seené à Paraloeil !

By 16 mars 2023Actualités

Nous accueillons la cinéaste Sarah Seené à Paralœil !

Sarah Seené – Crédit photo : Guillaume vallée

Nous profitons de la présence de l’artiste Sarah Seené au Bas-St-Laurent, qui est en résidence de création à Rivière-du-Loup au Llio (Le laboratoire en Innovation ouverte) jusqu’en avril, pour l’inviter à Paraloeil.

Elle sera à Paraloeil le lundi 20 mars à 19h30 pour présenter une sélection de ses courts métrages, en première partie de la diffusion du long-métrage Geographie of solitude. Elle pourra échanger avec le public à propos de sa démarche artistique où le portrait photographique occupe une place importante. 

Nous vous présenterons les films suivants :

Il fait gris dans ta tête, tout à coup  (2020, 3min04)
Lumen (2019, 1min41)
Le silence a disparu (202, 2min34)
Dans un rectangle absolu, le printemps (2021, 4min12)
L’ile incandescante (2022, 5min)

 

A PROPOS DE SARAH SEENÉ

Sarah Seené est une photographe et cinéaste française basée à Montréal (Tiohtiá:ke) qui travaille intégralement sur pellicule. À travers une pratique documentaire basée sur l’exploration de l’intime, ses projets se fondent à ses réflexions personnelles en lien avec le féminisme intersectionnel et l’anticapacitisme. Son travail questionne la représentation des corps de celles et ceux qui s’éloignent des normes sociales.

Ses photographies ont fait l’objet de plusieurs expositions personnelles et collectives au Québec et à l’international comme au festival Voix-off (France), au festival Revela-T (Espagne), à Présences Photographies (France), à la Biennale de photographie en Condroz (Belgique).  Ses courts métrages ont été projetés dans de nombreux festivals québécois et internationaux comme aux Rencontres Internationales du Documentaire de Montréal – RIDM (Canada), au Sheffield doc fest (Angleterre), au Festival du Nouveau Cinéma – FNC (Canada), ou au Ann Arbor Film Festival (États-Unis).

Ses courts-métrages ont remporté plusieurs prix et récompenses. Son film Lumen a remporté le Best experimental short film award au festival Cinema on the Bayou Film (États-Unis), le Best experimental documentary award au festival Doc London (Angleterre), le Second prize du Rare disease film festival de Berlin (Allemagne), le Best experimental short film award au Hong Kong art house film festival (Hong Kong),  le Best experimental documentary award au festival Doc Sydney (Australie) et le Best extreme short documentary award au festival Doc Berlin (Allemagne). Son film Il fait gris dans ta tête, tout à coup, co-réalisé avec Guillaume Vallée, a remporté le Grand Prix du Jury des Rendez-vous vidéo-poésie (Canada).

Sarah travaille régulièrement pour des artistes de la scène musicale québécoise.

 

SES FILMS

Il fait gris dans ta tête, tout à coup – 2018 – 3 mins 7 secs
co-réalisé avec Guillaume Vallée

Il fait gris dans ta tête, tout à coup est l’œuvre de deux artistes qui forment aussi un couple. Ce poème visuel qui mêle Super- 8, Polaroid et peinture sur pellicule, relate un événement traumatique qui leur est commun. Avec pudeur et délicatesse, les images et les mots dialoguent, donnant naissance à une œuvre autobiographique sensorielle et forte de sens.

 

Lumen – 2019 – 1 min 41 secs

Lumen ( »lumière » en latin) est un très court documentaire tourné en Super-8 qui dresse le portrait d’une adolescente atteinte d’albinisme oculo-cutané. Malgré l’hypersensibilité engendrée par cette maladie génétique, la dépigmentation de sa peau et de ses yeux lui confère une aura extraordinaire.

 

 

Le silence a disparu – 2020 – 2 mins 42 secs

Le silence a subitement disparu quelque part au milieu du mois de janvier 2019, à la suite d’un événement traumatique survenu un an auparavant. Depuis ce jour, plusieurs  »bruits blancs », scintillements auditifs et autres fréquences dysfonctionnelles m’accompagnent à chaque moment du quotidien, comme une superposition de symboles impalpables du trauma. Ce film-autoportrait illustre le chaos sensoriel provoqué par ce que l’on nomme les  »acouphènes permanents », qui relèvent de la typologie des douleurs dites  »fantômes », semblables à d’inépuisables vagues d’ondes sonores qu’il m’a fallu apprivoiser afin de définir un nouvel état du silence.’’

Dans un rectangle absolu, le printemps – 2021 – 4 mins 12 secs

Au Québec comme partout sur la planète, le printemps 2020 fût étrangement marqué par la pandémie de Covid-19 et le confinement. J’ai alors décidé de mettre à profit ce temps singulier pour mettre en images le bouleversement de la renaissance saisonnière sous forme d’un court film d’animation. Grâce à mon scanner, j’ai mis en mouvement une multitude de fleurs glanées dans mon quartier et certains objets de mon quotidien qui m’ont permis de poser un regard distancié et ludique sur la situation anxiogène de la pandémie mondiale. La surface de numérisation rectangulaire du numériseur, comme un symbole du confinement entre nos quatre murs, demeure l’unique décor de ce film. Ce projet est le fruit de nombreuses expérimentations réalisées entre mai et décembre 2020, visant à pousser mon travail artistique hors de ses sentiers battus, m’amenant à explorer pour la première fois l’animation image par image et à m’éloigner momentanément de l’analogique pour me tourner vers une pratique numérique.

L’île incandescente – 2023 – 5 min

C’est au cours d’un début d’été caniculaire, armée de mon appareil Mamiya RZ67 et de mon micro, que j’ai fait mes tous premiers pas dans le quartier du Vieux-Hull situé à Gatineau au Québec. Au cœur de l’histoire de la classe ouvrière québécoise, il fut le terreau des usines d’allumettes qui ont grandement contribué à son essor mais qui l’ont aussi détruit entre la seconde moitié du XIXe siècle et le début du XXe siècle. Marqué par la précarité et les addictions, le Vieux-Hull conserve les fantômes des maisons ravagées par les incendies et renaît de ses cendres par une émouvante force collective et sociale.